Mon compte
a vos cotés

Équipements et logiciels informatiques : acheter, gérer et optimiser son parc pour réduire son empreinte écologique

Les éco-technologies de l'information et de la communication (en abrégé “éco-TIC” et en anglais “green IT”) se caractérisent par leur conception ou emploi visant à réduire les effets négatifs de l'activité humaine sur l'environnement (définition du Journal officiel de la République Française du 12 juillet 2009). Leur moindre empreinte carbone s’accompagne d’un enjeu économique pour les établissements qui mettent en oeuvre ces éco-TIC, puisqu’elles permettent de repenser toute l’organisation d’un système d’information, réalisant ainsi des économies conséquentes.

Choisir son matériel et en connaître le poids écologique

Comme dans tous les secteurs, une démarche environnementale en faveur d’une meilleure gestion du parc informatique passe d’abord par le choix du matériel…
En 2009, paraissait, dans le cadre du programme européen Procura+, “Buy it fair - Guide pour l’achat d’ordinateurs selon des critères sociaux et environnementaux”. Référence en matière d’achat de matériel informatique, ce guide est toujours à l’heure actuelle une très bonne synthèse des enjeux environnementaux et sociaux en lien avec ces équipements. Il propose des exemples de critères et de clauses de développement durable à intégrer dans les marchés informatiques, qu’il s’agisse d’achat public ou même privé.

Comme dans tous les secteurs, une démarche environnementale en faveur d’une meilleure gestion du parc informatique passe d’abord par le choix du matériel…

En 2009, paraissait, dans le cadre du programme européen Procura+, “Buy it fair - Guide pour l’achat d’ordinateurs selon des critères sociaux et environnementaux”. Référence en matière d’achat de matériel informatique, ce guide est toujours à l’heure actuelle une très bonne synthèse des enjeux environnementaux et sociaux en lien avec ces équipements. Il propose des exemples de critères et de clauses de développement durable à intégrer dans les marchés informatiques, qu’il s’agisse d’achat public ou même privé.

Les logos environnementaux appliqués au matériel électronique

Un certain nombre de logos environnementaux sont applicables au matériel informatique (PC, ordinateurs portables, mais aussi écrans, imprimantes et divers périphériques). Identifiant les produits à faible impact environnemental, ils s’appuient généralement sur l'ensemble de leur cycle de vie : extraction des matières premières, fabrication, utilisation… et fin de vie. Il peuvent également tenir compte de la responsabilité sociale engagée par les fabricants, de l’ergonomie proposée aux utilisateurs ou encore du niveau d’innovation de certains produits. Ce sont des repères fiables et intéressants sur lesquels se baseront des critères d’achat.

En voici une liste non exhaustive :

Ordinateurs de bureau et portables :

  • Écolabel Européen  - catégories “Ordinateurs personnels” et “Ordinateurs portables”
  • Écolabel Nordique - Ordinateurs
  • Energy Star - Ordinateurs
  • TCO Certified - Ordinateurs de bureau, TCO Certified - Ordinateurs portables

Écrans, moniteurs :

  • Energy Star - Moniteurs
  • TCO Certified - Moniteurs

Imprimantes et copieurs :

  • Energy Star - Appareils de traitement d'images
  • Ange Bleu - Équipement de bureau équipé d'une fonction d'impression

Ordinateurs ET périphériques :

  • EPEAT (certification basée sur un système de classement : Or / Argent / Bronze selon le nombre de critères satisfaits par le produit).

Une fiche descriptive de chacun de ces logos (critères d’attribution et conditions de délivrance, mais aussi gouvernance, fréquence de mise à jour du référentiel…) est proposée dans le cédérom d’accompagnement de l’ouvrage “Tout savoir sur les logos environnementaux apposés sur les produits de consommation courante”, publié par l’ADEME en avril 2014 (voir ci-contre).

En 2012, l’AFNOR a publié le livre blanc “Recommandations concernant des indicateurs pour mettre en œuvre des systèmes d’information éco-responsables”, dont le chapitre dédié aux indicateurs détaille comment évaluer son empreinte écologique globale (pour un pilotage d`ensemble), ou plus finement (pour chaque domaine du système d`information).

Le guide sectoriel “Technologies Numériques, Information et Communication” (ADEME-CIGREF, 2012) propose des outils (approche méthodologique, bonnes pratiques) pour établir un Bilan Gaz à Effet de Serre en lien avec le numérique. Les organisations concernées sont celles qui utilisent ces technologies, les hébergeurs d’applications informatiques ou fournisseurs de services de télécommunication, ou encore les producteurs d’équipements.

Pratique quotidienne d’un employé de bureau : connaître et comprendre les coûts pour mieux les raisonner

En 2011, l’ADEME a publié la synthèse de plusieurs études effectuées sur les envois de courriels, requêtes Web et utilisations de clés USB.

En 2014, le guide “Internet, courriels : réduire les impacts” a été édité, reprenant les chiffres-clés de ces études et proposant des recommandations de comportements personnels et professionnels pour limiter ces impacts. Voir ci-contre les références du guide “Internet, courriels : réduire les impacts” et du communiqué de presse “Analyses de Cycles de Vie des Technologies – Courriers électroniques, requête Web, clé USB : quels impacts environnementaux ?”.

Un autre effort parfois délaissé par les utilisateurs ou administrateurs de réseaux, et qui n’est pas toujours favorisé par les outils informatiques eux-mêmes, consiste à désinstaller les logiciels inutilisés (25 % des applications installées sur les PC en entreprises ne serviraient pas, selon plusieurs études) et à gérer les données en supprimant régulièrement ce qui ne sert plus, ou en stockant sur un support adapté (à empreinte écologique plus faible) les données devant être conservées à plus long terme.

Ces différentes opérations libèrent la mémoire et les disques durs des équipements et soulagent l’utilisation de ressources, rendant plus efficiente l’utilisation du matériel.

Gérer les déchets d’équipements électriques et électroniques de son organisation

Une étude en cours, menée par l’Öko-Institut pour le compte de l’UBA (équivalent allemand de l’ADEME) a mis au jour l’accélération du renouvellement du matériel informatique et électronique depuis 25 ans. À l’origine de ce phénomène, se trouvent principalement l’évolution rapide des technologies et l’augmentation des ressources requises par les logiciels arrivant sur le marché, rendant obsolètes, du moins trop lents, les équipements vieillissants (50 % des cas). La durée de vie moyenne d’un ordinateur portable se situe aujourd’hui autour de 5 ans. Le réemploi des équipements permettant d’augmenter cette durée de vie, reste, à l’heure actuelle, relativement faible en Europe.
Voir le communiqué de presse (en anglais), lien dans l’encadré le lien ci-contre.

En France, la collecte et le traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (ou DEEE) sont encadrés par la “directive DEEE”, mise à jour en 2012. Concernant les équipements électriques et électroniques professionnels, les produits mis sur le marché avant le 13 août 2005, le traitement du déchet est à la charge du détenteur, tandis que pour ceux mis sur le marché après cette date, le traitement est à la charge du producteur . En 2013, 70 % des DEEE collectés relevaient principalement de la catégorie “équipements informatiques et de télécommunications”. La filière compte quatre éco-organismes agréés, dont les missions consistent d’une part à récupérer le matériel, et d’autre part à le traiter selon différentes méthodes (préparation en vue du réemploi, réutilisation de pièces, recyclage des matières, valorisation énergétique (incinération et récupération d’énergie) ou élimination sans valorisation.

L’ADEME publie régulièrement des études et fiches de bonnes pratiques disponibles sur son site Internet, rubrique Médiathèque.

La conception éco-responsable de logiciels

Bien qu’immatériels, les logiciels aussi portent une empreinte écologique indirecte importante, puisque leur fonctionnement repose sur des équipements électroniques. Or les éditeurs renouvellent de plus en plus fréquemment les versions de leurs logiciels, dont l’exécution sollicite à chaque fois davantage de ressources.

La conception des programmes informatiques (des systèmes d’exploitation, communs à de nombreux utilisateurs aux applications spécifiques, développées pour certains secteurs d’activités ou entreprises) doit donc faire l’objet d’une attention particulière pour que leur usage soit le plus optimal possible : temps d’utilisation et quantité de ressources requises réduits, définition d’un champ fonctionnel adapté et suffisant, solutions pérennes et évolutives.

À échelle plus large, c’est-à-dire au niveau des réseaux, on a vu se généraliser l’utilisation des clouds, dont la problématique environnementale et économique réside davantage dans l’alimentation électrique et la maintenance des serveurs que dans leur fabrication et coût d’achat. L’éco-conception des services consiste donc, entre autres, à bâtir une infrastructure robuste et fonctionnant de manière optimale, pour en limiter l’empreinte écologique.

Pour en savoir plus, voir les ressources proposées dans l’encadré ci-contre “Éco-concevoir les logiciels”.

Sources :

buyitfair_guide_acheteur.png

“Buy it fair - Guide pour l’achat d’ordinateurs selon des critères sociaux et environnementaux”

Télécharger le guide

ademe_couv_cd_2014_72dpi_rvb.jpg

« Tout savoir sur les logos environnementaux apposés sur les produits de consommation courante », ADEME, référence G21 734

Référence sur le site de l'ADEME

Démarche collective

L’association ADN’Ouest organise l’opération collective “Conso it”, qui propose à ses participants (entreprises de toutes tailles et secteurs d’activités en Pays de Loire, Bretagne et Poitou Charente) un audit de la consommation électrique de leurs équipements informatiques. L’objectif est de parvenir, grâce à une meilleure connaissance de cette consommation, à optimiser l’utilisation des matériels pour réduire leur empreinte carbone et réaliser des économies.

www.adnouest.org/conso-it/

ensavoirplus

“Indicateurs applicables aux systèmes d’information”

Livre blanc proposé par l'AFNOR, regroupant des recommandations en vue de faciliter la mise en œuvre d’une démarche d’éco-responsabilité de ces systèmes au sein d’une organisation.

Accéder au téléchargement du document

http://www.afnor.org/liste-des-actualites/actualites/2012/aout-2012/comment-mettre-en-aeuvre-des-systemes-d-information-eco-responsables-reponses-avec-le-livre-blanc-afnor-!livre blanc regroupant des recommandations en vue de faciliter la mise en œuvre d’une démarche d’éco-responsabilité de ces systèmes au sein d’une organisation.livre blanc regroupant des recommandations en vue de faciliter la mise en œuvre d’une démarche d’éco-responsabilité de ces systèmes au sein d’une organisation.
ademe_ges_tic_0212_1.jpg

Guide sectoriel “Technologies Numériques, Information et Communication” (ADEME-CIGREF, 2012)
Télécharger le guide

ensavoirplus

Communiqué de presse de l’UBA : “Obsolescence fact check”

Voir le compte-rendu de l'étude en cours (en anglais)

“Éco-concevoir les logiciels”

Livre Vert du Syntec “L’écoconception des logiciels et services numériques”

couv_ecoconception_web.jpg

“Eco-conception web : les 100 bonnes pratiques”, Frédéric Bordage, (2012, éd. eyrolles). Cet ouvrage concerne principalement le développement et l’exploitation de sites Web

voir la réérence sur le site de l'éditeur

logo ademe logo ministere

La Lettre Eco-acteurs Ensemble est éditée par l'ADEME, Service Animation Territoriale, Direction exécutive Action Territoriale
Adresse postale ADEME, 20 avenue du Grésillé BP 90406 / 49004 Angers Cedex 01
Directeur de publication : Eric VÉSINE, Chef du Service Animation Territoriale
Rédacteur en chef : Nicolas VALLÉE, Chargé de projet Eco-responsabilité / Cit'ergie
Rédaction & réalisation : Empreinte digitale / V-Technologies