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Rénovation énergétique : des acteurs témoignent

La rénovation énergétique est l’un des enjeux majeurs de la lutte contre le réchauffement climatique, et de nombreux projets en faveur de bâtiments performants ont vu le jour ces dernières années, portés par des entreprises et collectivités soucieuses de réduire leurs consommations énergétiques. Nous avons recueilli le témoignage de deux éco-acteurs ayant mené de telles démarches : Jean-Pascal Zunzarren, responsable QSE de la station pyrénéenne Le Grand Tourmalet, et Micaël Robert, ancien conseiller en énergie partagé et désormais chargé de mission PCET pour le Pays Doubs Central.

Chauffage et isolation en montagne : l’exemple du Grand Tourmalet

Déjà certifiée ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001, la station du Grand Tourmalet (plus grand domaine skiable des Pyrénées) a démarré, depuis un an, une démarche sur le management de l’énergie visant une certification ISO 50001 (Système de management de l'énergie) courant 2015. Jean-Pascal Zunzarren, responsable Qualité Sécurité Environnement de la station, détaille la première étape engagée :

« Lors d’un diagnostic énergétique à la saison dernière, nous avons fait un recensement de tous nos équipements, avec, pour chaque poste, les puissances installées liées à ces équipements. Ce diagnostic a été assez poussé, pour faire remonter le maximum de données de consommation. Globalement, celle-ci s’élevait à 8 GWh par an pour l’ensemble du domaine, réparties ainsi : 30 % pour les consommations électriques (remontées mécaniques et équipements associés, production de la neige de culture), 40 % pour le chauffage au gaz du bâtiment administratif principal et 30 % pour le carburant des dameuses (GNR : gazole non routier). » Une partie de ces données est donc liée au service apporté aux clients, mais la part de consommation des locaux où se trouvent les salariés (bâtiment principal et « cabanes » des remontées mécaniques) n’est pas négligeable.
« Sur Avec 32 remontées mécaniques sur notre domaine skiable, les agents (conducteurs des remontées ou «  vigies » qui aident au débarquement des passagers des télésièges) disposent d’une quarantaine de petits locaux, appelés « cabanes ». Ils y passent une importante partie de leur journée : postés à l’extérieur auprès des clients, ils rentrent régulièrement se réchauffer. Le chauffage reste donc allumé en permanence. Or, lors du diagnostic énergétique, on a constaté, grâce à une caméra thermique, qu’il y avait une grosse déperdition de chaleur au niveau des cabanes. De plus, ce sont des convecteurs classiques qui y étaient installés : peu efficaces, donc. » En été 2014, d’importants travaux ont donc été engagés, d’abord sur 2 cabanes : installation de chauffages rayonnants, éclairage à haut rendement, capteur de porte et capteurs de présence. Sur le bâtiment administratif, le responsable technique a commencé à travailler avec un bureau d’études pour analyser quelles améliorations seraient à apporter : doubles vitrages, remplacement des vieilles chaudières gaz… « On est actuellement dans la phase active où sont formalisées toutes les actions à mettre en place en vue de l’audit de certification, qui consistera notamment à vérifier que  des objectifs concrets ont été fixés et que des actions sont bien mises en œuvre pour y parvenir  », précise Jean-Pascal Zunzarren.

« Lors d’un diagnostic énergétique à la saison dernière, nous avons fait un recensement de tous nos équipements, avec, pour chaque poste, les puissances installées liées à ces équipements. Ce diagnostic a été assez poussé, pour faire remonter le maximum de données de consommation. Globalement, celle-ci s’élevait à 8 GWh par an pour l’ensemble du domaine, réparties ainsi : 52 % pour les consommations électriques (remontées mécaniques et équipements associés, production de la neige de culture), 13 % pour le chauffage au gaz du bâtiment administratif principal et 30 % pour le carburant des dameuses (GNR : gazole non routier). » Une partie de ces données est donc liée au service apporté aux clients, mais la part de consommation des locaux où se trouvent les salariés (bâtiment principal et locaux des remontées mécaniques) n’est pas négligeable.

« Avec 32 remontées mécaniques sur notre domaine skiable, les agents (conducteurs des remontées ou "vigies" qui aident au débarquement des passagers des télésièges) disposent d’une quarantaine de petits locaux, appelés "cabanes". Ils y passent une importante partie de leur journée : postés à l’extérieur auprès des clients, ils rentrent régulièrement se réchauffer. Le chauffage reste donc allumé en permanence. Or, lors du diagnostic énergétique, on a constaté, grâce à une caméra thermique, qu’il y avait une grosse déperdition de chaleur au niveau des cabanes. De plus, ce sont des convecteurs classiques qui y étaient installés : peu efficaces, donc. »

En été 2014, d’importants travaux ont donc été engagés, d’abord sur 2 cabanes : installation de chauffages rayonnants, éclairage à haut rendement, capteur de porte et capteurs de présence. Sur le bâtiment administratif, le responsable technique a commencé à travailler avec un bureau d’études pour analyser quelles améliorations seraient à apporter : doubles vitrages, remplacement des vieilles chaudières gaz… « On est actuellement dans la phase active où sont formalisées toutes les actions à mettre en place en vue de l’audit de certification, qui consistera notamment à vérifier que  des objectifs concrets ont été fixés et que des actions sont bien mises en œuvre pour y parvenir  », précise Jean-Pascal Zunzarren.

Jérôme Llobel, chargé de mission à la Direction régionale ADEME Midi-Pyrénées, commente cette expérience : « La démarche menée au Grand Tourmalet a été soutenue par l’association N'PY, qui regroupe plusieurs stations de ski pyrénéennes et assure non seulement leur développement économique mais leur apporte aussi un soutien technique, notamment pour les questions environnementales. Plusieurs d’entre elles (Le Grand Tourmalet mais aussi l’EPSA, Peyragudes, Cauterets et le Pic du Midi) sont en passe d'aller jusqu’au bout de leur certification ISO 50001, ce qui est précurseur pour des exploitants de domaines skiables. » Pour ces acteurs, concernés par des consommations énergétiques conséquentes, la pertinence de suivre une démarche globale plutôt que de lancer des actions sporadiques est évidente.

La réhabilitation d’un ancien presbytère à Bouclans

À Bouclans (Doubs), la commune est propriétaire d’un ancien presbytère construit au XVIIIe siècle présentant un certain cachet architectural. Bien que rénové plusieurs fois, il s'est complètement détérioré au fil des ans. Sur les 410 m2 du bâtiment (réparties en 2 niveaux et demi), il n’y avait plus que quelques pièces utilisées (mises à disposition d’associations) et un logement délabré, occupé par la paroisse.

En janvier 2011, le maire Bruno Leclert a fait appel à Micaël Robert, alors conseiller en énergie partagé (CEP) pour le Pays Doubs Central. « Après une première visite du bâtiment, j’ai proposé une rénovation de type BBC (bâtiment basse consommation) », témoigne-t-il. « Nous avons répondu à l'appel à projet régional "Effilogis", en nous engageant sur une rénovation très performante, qui devait réduire de plus de 60 % les consommations par rapport aux consommations de référence. En l’occurrence, celles-ci étaient "fictives" (basées sur des études thermiques réalisées par un bureau d’études) car vu l’état initial du bâtiment, on ne disposait pas de relevés réels. »

Il ajoute : « Le maire avait en tête depuis un moment de réhabiliter cet ancien bâtiment. On savait que cela serait une rénovation assez lourde, mais l’emplacement du bâtiment en cœur de village promettait un fort potentiel pour son utilisation future en Maison culturelle».

Les appels à projets régionaux : des boosters pour les projets ambitieux

Le projet de Bouclans a été retenu dans le cadre du programme programme Effilogis (ADEME / région Franche-Comté), qui encourage, via des aides aux particuliers, bailleurs sociaux et collectivités, l’efficacité énergétique des bâtiments (niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation)-Effinergie). Il concerne chaque année 500 audits énergétiques et 150 accompagnements de rénovations pour les particuliers, 1200 logements sociaux rénovés et 20 rénovations de bâtiments de collectivités.

Le soutien offert par un tel programme est à la fois technique et financier, de la phase étude à la phase de réception en passant pas le suivi des travaux. Jean-Yves Richard, ingénieur à la Direction régionale ADEME Franche-Comté, en précise les modalités : « Pour le patrimoine bâti des petites communes, l’opportunité d’une rénovation coïncide souvent avec la remise aux normes d’accessibilité d’un bâtiment, ou encore lors d’une révision de leur politique bâtiment, quand l’appartenance à une intercommunalité réduit les besoins de locaux propres à la commune. Dans ce cas, on conserve un bureau et une salle de conseil et on destine le reste du bâtiment à une mutualisation de services (création de logements sociaux…) »

Les appels à projets s’inscrivent dans une politique de maîtrise de l’énergie à l’échelle territoriale. « Les maîtres d’ouvrage sont épaulés par des experts, bureaux d’études qui jouent en quelque sorte un rôle d’AMO (assistance à maîtrise d’ouvrage). Mais ils restent les acteurs clés pour mener leur projet au bout. Le programme leur donne surtout les conditions pour que celui-ci soit « qualitatif » et atteigne le niveau de performance énergétique visé. »

Déroulement de l’opération à Bouclans

Dans les mois suivants, le CEP a participé à plusieurs reprises au conseil municipal et été associé régulièrement au comité de pilotage du projet (une dizaine de réunions au total). « J’ai pu présenter des retours d’expériences, d’autres situations similaires et gagner la confiance des élus de la commune. Ils se sont pris au jeu, car au fur et à mesure des réflexions sur l’efficacité énergétique du futur bâtiment, chaque poste consommateur d’énergie était soigneusement passé en revue », explique-t-il.

Les travaux ont été assez conséquents : une façade a été totalement démontée, les surfaces "compliquées" ont été simplifiées (prolongement du rez-de-chaussée sur une ancienne cave en demi-niveau, suppression d’escaliers intérieurs, création d’un ascenseur et d’accès extérieurs…), et il a fallu entièrement détuiler la toiture pour renforcer la charpente. Ont été mis en place une ventilation double flux et des éclairages LED avec gestion économe, ainsi qu’une chaudière à granulés bois dont le local dispose d’une toiture végétalisée.

« Le bâtiment va permettre la mise en place de plusieurs-activités : une bibliothèque de 100 m2 à vocation départementale, un espace multimédia, une salle de musique et une grande salle de réunion. Le grand jardin à l’arrière du bâtiment pourra aussi servir de lieu de passage pour les habitants et usagers des services. Quatre ans après le démarrage du projet, les travaux sont en train d’être réceptionnés, et l’ouverture programmée dans les semaines à venir », se réjouit Micaël Robert.

Des économies à tous les postes… et grâce à la sensibilisation

La réduction des consommations énergétiques passe bien sûr par l’amélioration du matériel (renforcement, renouvellement… avec une réflexion en coût global et non seulement en investissement) mais aussi par un changement des comportements. Selon Jean-Pascal Zunzarren, « le gros du travail est souvent d’inciter chacun à être plus attentif à sa propre consommation. À chaque début de saison, des formations sont dispensées au personnel. C’est à ce moment là que la sensibilisation est faite. Puis, durant la saison, c’est un travail de terrain, de la part des responsables d’équipe, chefs de service, du responsable QSE et de la direction : on sensibilise, on passe l’information… »

Un suivi très précis au quotidien

À Tourmalet, Jean-Pascal Zunzarren a mis en place de nombreux outils, permettant de suivre très finement l’ensemble des consommations. « Pour la chaudière gaz, on recevait auparavant les factures tous les 2 mois, ce qui n’était pas évident pour assurer le suivi des consommations. Maintenant, nous effectuons des relevés quotidiens, matin et soir, de la température intérieure (qui se fait automatique par le système de chauffage), et on les analyse au regard de la température extérieure du domaine. Celai permet d’identifier tout dysfonctionnement, tant dans le réglage du matériel que dans les comportements, et d’être très réactifs. » Les équipements répartis dans la station sont également dotés de points de comptage.

Avoir rapproché les fréquences de comptage a changé son approche : cela lui permet d’être conscient de la consommation des différents postes, y compris pour ceux auxquels on s’intéressait moins avant. « Ce travail est d’autant plus simple et efficace qu’il s’appuie sur des données factuelles. C’est moins évident dans d’autres domaines, par exemple quand on mesure la qualité des services, où il y a toujours une part de subjectivité. Là, nous avons des éléments plus tangibles à exploiter. »

Micaël Robert, dans les communes qu’il suivait en temps que CEP, a convaincu une partie des personnes en charge de régler les factures énergétiques qu’une analyse des consommations pouvait et devait être faite en parallèle : « Au début, elles ont noté les données sans savoir à quoi cela correspondait. Mais petit à petit, nous avons analysé ensemble leurs relevés, et elles se sont montrées intéressées pour assurer ce suivi. Cette montée en compétence prend parfois plusieurs années, mais grâce à un accompagnement régulier, elle finit par se ressentir », assure-t-il.

Malgré des arbitrages nécessaires, des leviers à trouver

Quand on parle de démarches de rénovation, certaines sont réalisables à court/moyen terme, tandis que d’autres demandent un investissement qui dépasse les possibilités immédiates. Jean-Pascal Zunzarren le regrette : « Malheureusement, on a aussi d’autres priorités. Pour lancer des travaux, on étudie particulièrement le retour sur investissement. Or dans un domaine skiable, l’activité de l’année se fait sur 4 mois, ce qui rallonge le temps de retour sur investissement (parfois à 10 ou 20 ans, donc équivalent à la durée de vie du matériel). Nous essayons donc d’intégrer le renouvellement ou la réhabilitation des cabanes à des programmes d’investissement qui sont lancés par ailleurs pour le développement de la station. »

Pour Micaël Robert, il faut d’abord agir sur les ressorts les plus efficaces. En termes de patrimoine de petites communes, il n’y a pas toujours de bâtiments ou ceux-ci sont peu utilisés (quelques heures par semaine), ce qui rend difficile un projet de rénovation BBC. En revanche, un diagnostic de consommation énergétique peut révéler d’autres postes de dépenses sur lesquels des moyens d’action sont envisageables (éclairage public…).

Motivation, engagement, communication… et compétences techniques

Dans un projet comme celui de Bouclans, la commune a bénéficié des compétences et de l’enthousiasme de Micaël Robert. « Je me suis pas mal investi sur ce projet, qui pouvait aussi servir d’exemple pour la trentaine de communes auprès desquelles j’intervenais en tant que CEP ». Sans être tout à fait une assistance à maîtrise d’ouvrage, son rôle auprès du maire a été précieux, tant pour la constitution et le suivi des dossiers de demandes de subvention (en l’occurrence, ADEME-Région et FEDER) que pour les explications qu’il a apportées sur les études fournies par le bureau d’études, parfois difficiles à comprendre pour des non spécialistes. Il ajoute : « En fin de projet, j’ai eu l’occasion de participer une nouvelle fois au comité de pilotage et de le sensibiliser à l’importance d’une des dernières phases de la démarche, le test d’étanchéité à l’air, encore une fois à l’aide de vidéos et données convaincantes. Ils y ont donc accordé une meilleure attention, et aujourd’hui le résultat de ce test, s’il n’est pas parfait est quand même assez satisfaisant. »

Une action de communication a également été menée auprès des habitants : « Nous avons organisé une réunion publique pour présenter le projet, en présence de l’architecte Olivier Tardy et du maire. C’était aussi une occasion de sensibiliser la population au thème de la rénovation performante des bâtiments. Ensuite, on n’a pas forcément beaucoup communiqué sur la phase de travaux, mais l’inauguration des lieux sera certainement l’occasion de revenir sur le déroulement de ses différentes étapes. »

Optimisation des démarches et diffusion des pratiques

Pour de nombreuses démarches, un des facteurs d’optimisation consiste à agir conjointement, par exemple pour des petites communes qui peuvent mobiliser des moyens au niveau d’un pays : « Cela a un double intérêt : financier et administratif d’une part, et technique d’autre part. Travailler à échelle collective permet de porter des candidatures solides pour des appels à projets ou encore de fixer ensemble un certain niveau d’exigence dans les appels d’offres. Vis-à-vis des entreprises (locales en particulier) qui y répondent, cela nécessite également une montée en compétence, qui ne peut que servir les objectifs d’efficacité énergétique », conclut Micaël Robert.

Contexte réglementaire

Le secteur du bâtiment (notamment la rénovation énergétique) est soumis à des textes réglementaires précis, qui évoluent régulièrement. Pour en savoir plus, consultez la rubrique Bâtiment et énergie / Bâtiments existants sur le site du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, qui rappelle les enjeux au niveau national et détaille les exigences réglementaires à respecter lors de travaux sur des bâtiments existants.

Micaël ROBERT
Chargé de mission Énergie-Climat
Pays Doubs central
m.robert@doubscentral.org

Jean-Pascal ZUNZARREN
Responsable Qualité Sécurité Environnement Energie
Grand Tourmalet,
jp.zunzarren@tourmalet.fr

Jérôme LLOBET
Chargé de mission
ADEME Midi-Pyrénées
jerome.llobet@ademe.fr

Jean-Yves RICHARD
Chargé de mission
ADEME Franche-Comté
jean-yves.richard@ademe.fr

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L'une des "cabanes" installées à l'arrivée des remontées mécaniques dans la station du Grand Tourmalet. Les conditions de confort se doivent d'être réunies pour les agents travaillant toute la journée à 2000 m d'altitude.

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Exemple d'équipements installés lors de la rénovation des cabanes : de chauffages rayonnants, éclairage à haut rendement, capteur de présence, chauffage rayonnant...

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Rappel sur le déroulement d’une démarche ISO 50001

Rappel sur le déroulement d’une démarche ISO 50001 : voir notre article « ISO 50001, la nouvelle référence pour le management de l’énergie » (octobre 2011)

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À consulter : Guide et fiches méthodologiques “Système de management de l'énergie”

Les directions régionales ADEME de Normandie ont élaboré un guide méthodologique sur la mise en œuvre du Système de Management de l'énergie (SMé) en entreprise. Il se présente sous forme de fiches thématiques correspondant à 6 thèmes clés de la mise en œuvre d’un SMé.

5 fiches « Témoignages entreprise » sur le Système de Management de l'Énergie (SMEn)

Mises en oeuvre d'un système de management de l'énergie selon l'ISO 50001

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Presbytère de Bouclans avant / après les travaux : le bâtiment bénéficie désormais d'une isolation performante et d'accès extérieurs.

L’observatoire BBC

Depuis 2009, ce portail permet de retrouver des exemples d’opérations performantes (certifiées ou lauréates des appels à projets régionaux) :

  • bâtiments BBC neufs conçus en application de la RT 2005 ;
  • bâtiments BBC rénovés conçus en application de la RT EX (globale) ;
  • bâtiments neufs conçus en application de la RT 2012 (correspondant à un niveau BBC, Effinergie+ et BEPOS 2013).

L’Observatoire publie également des bilans et des analyses.

www.observatoirebbc.org

L’audit énergétique, désormais obligatoire dans les grandes entreprises

D'ici au 5 décembre 2015, les entreprises de plus de 250 salariés ou présentant un chiffre d'affaires de plus de 50 M€ ou bien encore ayant un bilan supérieur à 43 M€ devront réaliser un audit énergétique de leurs activités. Cette mesure vise à leur donner les moyens de repérer les gisements d’économies d’énergie et ainsi réduire de 1 à 6 % leur facture énergétique sans investissement lourd.

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À consulter : site du programme Effilogis (Franche-Comté)
www.effilogis.fr

  • Mise à disposition de ressources (cahiers des charges)
  • Dépôt de candidatures pour les appels à projets

Avec Effilogis, la Franche-Comté est l'une des régions les plus en pointe concernant les aides à la rénovation BBC, mais des programmes similaires existent dans les autres régions (Energies Posit’If en Ile-de-France, campagne « Mur/Mur » en Rhône-Alpes, Energievie en Alsace…

Les mentions RGE Travaux et RGE Études

Faites appel à des professionnels portant le signe de qualité “RGE Travaux“ (entreprises réalisant des travaux d’amélioration de la performance énergétique sur des chantiers de petite envergure) ou “RGE Études“ (prestations d’études ou de maîtrise d’œuvre pour des bâtiments ou installations d’énergies renouvelables de taille conséquente (bâtiments tertiaires, chaufferies biomasse…)

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La Lettre Eco-acteurs Ensemble est éditée par l'ADEME, Service Animation Territoriale, Direction exécutive Action Territoriale
Adresse postale ADEME, 20 avenue du Grésillé BP 90406 / 49004 Angers Cedex 01
Directeur de publication : Eric VÉSINE, Chef du Service Animation Territoriale
Rédacteur en chef : Nicolas VALLÉE, Chargé de projet Eco-responsabilité / Cit'ergie
Rédaction & réalisation : Empreinte digitale / V-Technologies